LA PLACE DU GÉNÉRAL DE GAULLE

Apprenez-en davantage sur la Commune de Gondecourt et son histoire !

 

Au cours de votre visite autour de la nouvelle Place du Général de Gaulle, vous pourrez retracer les évolutions et faits historiques importants de notre commune, au travers de cinq pupitres thématiques. Retrouvez sur cette page le résumé de ces informations, ainsi que quelques compléments visuels pour approfondir vos connaissances sur les sujets abordés. 

 

La Commune de Gondecourt.

Gondecourt est un village de Flandre riche en histoire. 

Située en Flandre française, dans le département du Nord, la commune de Gondecourt s’étend sur 822 hectares et compte aujourd’hui un peu plus de 4000 habitants. Ce village paisible est situé en bordure de la Deûle, aux confins de la Métropole Européenne de Lille (MEL). La ville compte aujourd’hui plus d’une centaine de commerces et services et accueille près de 2500 élèves dans ses écoles, collège et lycée.

L’histoire de Gondecourt est ancienne et enracinée dans le tissu local. Le nom du village remonterait au VIIe siècle, lorsque le puissant seigneur Gondon (ou Gondemer) établit sa résidence dans cette partie de la Flandre. Ce seigneur fortuné fit ériger un vaste domaine fortifié, appelé un court, entouré de palissades. C’est de cette implantation que le village tire son nom : « Le court de Gondon », devenu ensuite « Gondualcurtis », puis « Gondcurtis », et enfin Gondecourt, par évolution linguistique naturelle. Il n'existe cependant pas de consensus sur la première apparition du village. Selon les travaux de Théodore Leuridan, la première mention écrite du village remonterait au XIIème siècle. On le retrouverait notamment sous le nom d’Hundelcort dans les chartes de Saint-Pierre de Gand, entre 1150 et 1158, puis en 1166 dans les chartes de l’abbaye de Marchiennes.

 

Gondecourt

Plus tard, le village hérita des armoiries de la famille de la Broye, qui portent : « D’argent à la croix de Gueules chargée de cinq coquilles de champ. » Maître Gauthier de la Broye devint seigneur de Gondecourt en 1529 par son mariage avec Françoise d’Hollehain (Olhain en Hainaut) qui avait repris la seigneurie à titre de « proximité lignagère » (parentée) en 1521. La seigneurie restera dans la famille jusqu’à sa vente en 1682 par Jean-Jacques de la Broye à Henri de Broide

Apprenez-en plus sur notre ville en cliquant ici ou en naviguant dans notre site internet !
 

L'Eglise Saint Martin.

 

Après des premières constructions probablement en bois, une première église de Gondecourt, a été construite durant le XIIe siècle. Elle a ensuite fait place à une deuxième église bâtie au XVe siècle en pierre blanche du pays. Après la Révolution, l’église est vendue pour matériaux mais curieusement non démantelée. Son état se dégrade toutefois et elle est détruite en 1843 puis remplacée par une église en briques. L'actuelle église Saint-Martin en est une reconstruction réalisée dans les années 1920 suite aux bombardements de la Première Guerre mondiale. 

De ses origines au XIIe siècle ne subsistent que ses fonts baptismaux, les plus anciens du département. Rénovés et entreposés depuis 1930 dans la crypte de la Cathédrale Note Dame de la Treille à Lille, ils ont pu réintégrer leur emplacement originel dans notre église en 2016.

Si nous ne savons pas grand-chose des vitraux d’avant la destruction de 1843,
l’église Saint Martin de Gondecourt possède aujourd’hui plusieurs vitraux remarquables. Ils ont été remis en valeur en 2021, par le retrait des obturations métalliques et l’éclairage nocturne.

4 vitraux situés aux extrémités de la nef, datant des années 1920 et évoquant le style des ateliers Depienne représentent des scènes bibliques. Les 3 vitraux du chœur, réalisés dans les années 1950 par les ateliers Desoutter et Boutin mettent en scène Saint Martin.

A l’intérieur, outre le baptistère, vous pourrez admirer également son chemin de croix finement sculpté.

Apprenez-en plus sur l'Eglise du village en cliquant ici !

 

L’ancien Cimetière

 

Près d’un millénaire d’Histoire urbaine sous
l’actuelle place du Général de Gaulle de Gondecourt. 

En 2024, un diagnostic archéologique a été réalisé par l’INRAP¹, sous l’égide de la DRAC², en amont des travaux de rénovation de la place. 

L’Eglise et la place ont connu plusieurs phases : différents agencements et constructions au fil des siècles. Les travaux de l’INRAP ont notamment révélé le creusement d’un puits en briques, datant vraisemblablement du XVIIIᵉ ou XIXᵉ siècle. Les fouilles ont également mis en évidence une possible fonderie de cloches, localisée à l’ouest du chevet de l’église actuelle. Sa position stratigraphique indique qu’elle appartient aux phases les plus anciennes de la place.

Si les archéologues n’ont pas retrouvé les traces de l’église associée aux sépultures du Moyen Âge classique, ils ont cependant mis au jour certains vestiges de l’église du XVe siècle : le mur gouttereau sud, ses contreforts externes et de possibles aménagements intérieurs.

Ces recherches ont permis d’étudier en particulier l’ancien cimetière, désaffecté vers 1883. Grâce aux techniques de stratigraphie et de datation carbone, cinq phases d'occupation du cimetière ont pu être mises en évidence. Les premières tombes remonteraient au XIᵉ ou XIIᵉ siècle. Les sondages montrent qu’il a existé entre trois et six niveaux d’inhumation, parfois sur une épaisseur assez faible.

 

Fouilles de l'INRAP décembre 2024

La présence de tessons du Haut-Empire et de l’époque carolingienne est le seul indice d’une occupation antérieure au Moyen Âge, les datations radiocarbones sur des individus certifient quant à elles l'utilisation du cimetière autour du XIème siècle. Peu de données restent cependant disponibles sur la première Eglise et le premier cimetière de Gondecourt. Aucun calvaire ou autre aménagement du cimetière n’a cependant été mis au jour.

À la fin de l’époque moderne, le cimetière était ceint d’un mur de clôture en briques, renforcé de contreforts triangulaires internes, profondément fondé. À l’extérieur de ce mur, plusieurs bâtiments venaient s’implanter, ce qui laisse penser que la surface de la place était alors plus resserrée autour de l’église.

Découvrez plus en profondeur les résultats des fouilles archéologiques grâce au compte-rendu de l'INRAP

 

Gestion des eaux pluviales à Gondecourt

Les travaux de la place : une réalisation vertueuse pour un objectif environnemental ambitieux. 

La rénovation de la place a été l’occasion pour la commune d’intégrer des noues, des jardins de pluies, des chaussées à structure réservoir et des revêtements perméables. Ces ouvrages favorisent l’infiltration de l’eau de pluie là où elle tombe, c’est la gestion intégrée des eaux pluviales. Ces techniques ont de nombreux avantages : elles permettent d’éviter la surcharge des réseaux d’assainissement unitaire et des stations d’épuration, de lutter contre les îlots de chaleur et participe aussi à la recharge de la nappe phréatique.

Ces aménagements contribuent aux actions portées par les communes gardiennes de l’eau de la Métropole Européenne de Lille (MEL). En effet, la commune de Gondecourt est située en plein cœur des champs captants de la métropole lilloise et porte une grande attention à la préservation de la ressource en eau.

L’eau de pluie, au lieu d’être évacuée le plus vite possible, est infiltrée pour être conservée comme une ressource précieuse, pour humidifier les sols, abreuver la végétation et rafraîchir le centre-bourg. C’est ce qui participe à la transformation de la « ville entonnoir » à la « ville éponge », beaucoup plus durable et vertueuse pour l’environnement.

La commune de Gondecourt a mis en place des techniques de gestion intégrée des eaux pluviales sur les pourtours de l’église, afin de favoriser l’infiltration. 

L’objectif de ces aménagements est multiple : réduire les problématiques de saturation des réseaux de collecte des eaux usées, améliorer le cadre de vie, atténuer les effets d’îlots de chaleur et alimenter en eau les plantations.

Sur la place Charles De Gaulle, un panel d’ouvrages et de techniques différents ont été réalisés :

 

Ces différents aménagements permettent à l’eau de pluie de ruisseler vers des surfaces en creux, telles que les noues ou les jardins de pluie, ou d’être stockée dans des structures enterrées, comme les chaussées à structure réservoir ou sous le parking en pavés à joints larges.

Ces zones de tamponnement laissent le temps à l’eau de s’infiltrer à son rythme dans le sol.

Il s'agit d'aménagements vertueux qui permettent de réinstaurer le cycle naturel de l’eau et d’intégrer plus de nature en ville.

 

 

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :

..

 

Le Général de Gaulle 

La place principale de Gondecourt tire son nom d'une figure emblématique de la Résistance et de la politique française. 

Né le 22 novembre 1890 à Lille, au sein d’une famille patriote, Charles de Gaulle choisit  rapidement la voie militaire. Après avoir combattu lors de la Première Guerre mondiale, il occupe des postes d’état-major pendant l’entre-deux-guerres. En  1940, il devient la figure de proue de la Résistance française en refusant l’armistice signé par le maréchal Pétain. Il lance alors, depuis la BBC de Londres, le célèbre Appel du 18 juin.

Grâce à son rôle central dans la Libération, il prend la tête du Gouvernement provisoire de la République française en 1944, jusqu’en 1946. Opposé à la IVème République, il se retire de la vie politique, amorçant sa «traversée du désert».

En 1958, en pleine guerre d’Algérie, il est rappelé au pouvoir. Il devient Président du Conseil, obtient les pleins pouvoirs et fait adopter une nouvelle Constitution par référendum, donnant naissance à la Vème République. Il en devient le premier président, fonction qu’il occupera jusqu’en 1969.

Charles de Gaulle meurt en 1970, laissant derrière lui un héritage politique et historique majeur, encore perceptible dans la France d’aujourd’hui.

 

Pour aller plus loin : 

La Biographie de Charles de Gaulle d'après la Fondation Charles de Gaulle